La pratique du karaté | La santé et le karaté |
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Traduit le plus souvent par « mains vides » au sens de lutter à « mains nues », il est à noter que les origines bouddhiques du karaté nous renvoient également vers des conceptions plus philosophiques et méditatives. C'est ainsi que l'on peut relever sous cette appellation, l'idée d'avoir les mains vides au sens de se décharger de son quotidien... On associera alors la pratique de cet art martial au concept de « lâcher prise ». Le karaté devient dans ce sens un outil de gestion du stress et un moyen de mettre une distance entre soi et ses soucis. Plus loin, les méthodes de travail respiratoires que l'on peut retrouver dans certains kata (notamment sanchin et tenshō qui sont des kata du gojū-ryū) reposent sur des préceptes de modulation et de positionnement de la respiration issus tout droit du yoga. Enfin, la pratique de ce sport de combat constitue aussi un cheminement au plus profond de son être. Il confronte les hommes à leurs psychoses de violence ou à leurs fantasmes de domination et amène, pas à pas, chacun à gérer les confrontations qui naissent chaque jours dans la vie en les ayant purgées de leur caractère dramatique. « Le karaté, chemin vers un plus grand moi », est alors la voie de la sérénité. Néanmoins, le karaté, pratiqué comme seul sport de combat, en oubliant « la dimension martiale » peut être néfaste pour la santé. La pratique systématique des coups de pieds hauts apporte souvent des problèmes de dos, les positions exagérément basses des problèmes de genoux... Il faut savoir prendre du recul par rapport à sa pratique, savoir l'adapter à sa morphologie et écouter son corps. |
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